calutus le conteur

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calutus le conteur

Message  calutus le Mer 4 Aoû - 10:41

héhéhéhé !

bonjour bonjour, mes petits gagne-deniers...

je me presente, je suis Calutus le conteur. je vais et je viens la où le vent m'apporte.

Pour quelques piècettes, un peu de vin ou un crouton de pain je conte des histoire aux grands et aux nains

si aucun des trois vous n'avez , ce n'est pas grave, venez écouter.

Demain je partirai ailleurs et on me donnera un nouveau nom

Pour l'heure, mon nom est calutus et cela vien d'un petit garcon

Peut-etre demain je m'apelerai vieux péon, mais ce qui importe c'est la personne qui me donne mon nom.

mais bon... stop !

assez parlé de moi...

venez,
aprochez,
tendez l'oreille.

Il était une fois deux époux qui vivaient ensemble dans l'amour et l'harmonie. Cela ne plaisait pas au diable. Aussi tentait-il depuis plusieurs années de semer entre eux la discorde, sans toutefois y parvenir. Alors, il se souvint qu'il n'existait personne d'aussi malin qu'une vieille et méchante femme. Il en chercha donc une et lui demanda de semer la querelle et le mensonge dans le cœur de ces époux; moyennant quoi, il la récompenserait largement.

La vieille aima ce langage et lui dit : « Si tu me donnes une montagne de ducats, je ferai en sorte qu'ils ne s'adresse plus jamais de douces paroles » Le diable s'en réjouit et la prit au mot: « D'accord, je paierai. Et si tu y parviens, je te donnerai encore plus! »
La vieille femme s'en fut donc, toute joyeuse, chez la bonne femme. Elle la salua et lui dit: « Comment cela se passe-t-il entre ton mari et toi? »

La femme qui semblait douce et souriante répondit : « Tout à fait bien. Nous sommes les plus heureux du monde. » La vieille répliqua : « Tu te trompes, car ton époux adore une autre femme bien plus belle que toi. Si tu veux remédier à cela, écoute-moi. A minuit moins le quart, quand ton mari dormira, prends des ciseaux, coupe-lui six cheveux et pose-les sur 1e seuil. Si tu fais cela sept fois de suite, il t'aimera de nouveau.

Après un premier sursaut de surprise, la femme réfléchit à cette proposition et dit finalement qu'elle allait essayer. Ensuite, la vieille sorcière s'en alla trouver le mari. Elle le salua et dit : « Comment cela va-t-il avec ton épouse? » Il répondit que tout allait bien. Alors, elle répliqua avec ironie : « Tu es dans l'erreur car ta femme aime un autre homme bien plus beau que toi. Et je tiens à te prévenir que cette nuit, à minuit moins le quart, elle va tenter de t'assassiner. Si tu la prends sur le fait, tu verras ce qu'elle trouvera comme excuse. » Le mari ne put y croire. Mais la vieille insista : « Tu pourras de toi même constater ma bonne foi. »

Alors, l'homme écouta ses conseils. A minuit moins le quart, l'époux semblait dormir à poings fermés. Mais il n’en était rien, il surveillait sa femme sous ses paupières mi-closes. A minuit, la femme se leva et chercha des ciseaux pour couper ces fameux six cheveux. Quand il s'aperçut de cela, l'homme crut que la vieille avait eu raison et il se fâcha si fort contre sa femme qu'il la tua. Quand il reprit ses esprits, il regretta son geste et retourna son arme contre lui.

Lorsque la vieille femme apprit leur mort à tous les deux, elle se rendit chez le diable pour obtenir le salaire de son forfait. Cependant, le Diable courroucé, la tint à distance et se fâcha contre elle en disant : Mauvaise langue! Tu en fais toujours plus que je ne te demande. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi ! » Il lui lança l'argent avec ces mots : « Voilà pour toi. Et que les diables eux-mêmes se méfient de ta méchanceté!" Alors, ses grandes ailes brunes se déployèrent et il se saisit d'elle pour l'emporter en Enfer.

Que voici une bien étrange histoire , non ?

Pour avoir lu ce petit conte, merci.

je reviendrai bien plus vite qu'on ne pense

héhéhé

sur ce, a bientôt, on m'attend pour souper.
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Mer 4 Aoû - 20:04

Bonjour Calutus,

Un immense bienvenu sur notre forum ! J'adore ce que vous faites. Cette histoire est charmante (bien qu'un peu cruelle...). Cependant, le diable dans ce conte, apparaît à la fin, comme un personnage ayant une âme et des sentiments, voire une morale. Hormis ce détail qui me dérange, j'adhère !

Etes-vous de Lyon ? Nous verrons-nous bientôt ?

Au plaisir de vous relire...

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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Mer 4 Aoû - 21:15

Ma chere bella, je ne puis dire : "enchanter de vous rencontrer" mais "heureux de vous revoir" .
En effet, je vous connais deja ainsi que tous nos amis des gagne-deniers.
Si ceci vous semble mysterieux, c'est vrai, je le fait sciemment .

Ne soyez pas trop impatients, je vous conterai bientôt une autre histoire, mais pour l'heure, il fait jour et je prefere narrer en presence de ma plus grande complice, la nuit

Sur ce merci de votre acceuil, dame bella, cela me fait chaud au coeur .
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Mer 4 Aoû - 22:43

Hé hé !

Au risque de briser cette charmante conversation : Dago ! Tu es démasqué !!!

Bonne journée (ou bonne nuit...) Enfin, dormez bien...

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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Jeu 5 Aoû - 10:23

Helas non belle dame, je ne suis pas ce bon vieux dago !

Mais ne vous inquiétez pas, mon identité surgira bien un jour...

Ce soir, point de conte mais je ne vous laisserai pas sur votre faim.

Ce soir nous allons jouer ensemble.

Venez, mes petits gagne-deniers, tendez l'oreille :

Chuuuuuut...

Ecoutez plutot :

Je n'ai jamais été, mais toujours je serai.
Nul ne me voit arriver, et pourtant je suis invariable.
Je ne désaltère pas, mais je peux être source de beaucoup de choses pour les êtres vivants.

Sur ce, la nuit porte conseil, et d'un pas assoupit, je m'en vais attendre le soleil

bonne nuit mes petits
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Jeu 5 Aoû - 11:37

J'ai ma petite idée mais mieux vaut attendre la fin de ma nuit... elle porte conseil...

Bonne nuit cher conteur...

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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Jeu 5 Aoû - 19:36

héhéhé
Je donne la réponse demain

Je vous souhaite la bonne journée mes amis !

Je m'en vais vagabonder sur les routes en cette journée ensoleillé...

bonne journée petits gagne deniers
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Re: calutus le conteur

Message  lucarius le bienheureux le Jeu 5 Aoû - 21:05

Mon cher calutus, si tu ne donne la réponse que DEMAIN, nous risquons fort d'attendre... ;-) mais demain est un autre jour, et en attendant de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique personnage, je te souhaite la bonne journée !

Lucarius
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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Jeu 5 Aoû - 21:17

héhéhé !

La vivacité de votre esprit n'as d'égal que votre finesse a manier le feu mon bon lucarius !

Sur ce je vous donne rendez-vous ce soir au coin du feu et je vous conterai la merveilleuse histoire de Jean le fidèle ... une histoire d'honneur et de dévouement qui m'as beaucoup touché...
Mais peut-etre la connaissez vous ?

Pour les autres rendez-vous ce soir sous les étoiles

Je vous embrasse ! la bonne journée mes amis !
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Jeu 5 Aoû - 23:27

Mystère... Demain, c'est déjà pas mal. On a votre promesse concernant la révélation de votre identité ?!

Je pense quand même au Bourru mais est-il assez sensible pour écrire comme vous ?... Péporion ? Non plus... Est-ce un homme ? En tout cas, il y a peu de fautes... Razz Ahhh, je n'suis pas patiente !

Enfin... la bonne journée à vous...

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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Jeu 5 Aoû - 23:31

Je pense aussi à... mais non, ce n'est pas possible !

Bon, j'arrête de me prendre la tête...

Vous êtes un peu cruel avec nous, mon cher conteur...
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Re: calutus le conteur

Message  LeBourru le Jeu 5 Aoû - 23:52

J'écris bien mieux que ce vil paltoquet à la langue si bien pendue qu'il se sait que poser des énigmes dont lui seul peut connaître la réponse.

En noble poète de la plume autant que de l'épée, je dénie la grossièreté de cet arriviste prétentieux, qui croit détenir les clés des souffles des vents et des chemins, qui murmurent à l'oreille des sages voyageurs de bien douces histoires à narrer au coin d'un feu en bonne compagnie.

Que nenni, je m'insurge, ce conteur est usurpateur et il vampirise à la bonne heure ceux dont le talent est tissé d'ombre et de discrétion, qui ne glissent mots doux et histoires délicates qu'aux oreilles des dames sous le lourd voile de la nuit.

Etant guerrier autant que poète, mon cœur brûle de mettre à l'épreuve ce dit-conteur, en une joute poétique qui ravira nos auditeurs et fera tomber le lourd verdict de honte sur ce charlatan aux basses oeuvres dont je honnit la présence en ces lieux.

Portant l'estocade au creux du sein de mon adversaire, j'entame donc cette joute par un poème tout en froid, qui flattera les oreilles mutines de ces dames.

Hiver
Vois la grisaille dehors,
Sent la main crochue du froid qui mord,
Et bénis ta chaumière et ses murs d'or.
Lui vit hors des murs,
Hors des barrières qui cachent l'azur
Au delà des collines et des arbres noirs.
Dans une forêt vieille et sombre,
Perdu dans l'ombre,
Bête immonde dans sa prison de pierre.
Vous pouvez l'enfermer,
Le clore, le museler,
Il souffle et tourmente, toujours dans l'attente.
Que le soleil s'éteigne,
Que le blizzard règne,
Que soufflent aux quatre coins les vents gelés.
Vois éclore du coin de l'oeil,
Mille rubis aux fourrures d'obsidienne,
Loups que tous craignent.
Homme solide dans le froid,
Brave donc l'Hiver,
C'est lui qui a peur de toi.
Trembles dans le vent,
Chancelles et tangues en courant,
Va au devant du gel et du levant !
Nulle neige, nulle torrent glacé,
Nulle étendue morte,
Nuls arbres décharnés,
Ne t'empêcheront de goûter à l'épreuve du froid,
Sous ta chemise d'argent,
Et ton mantel de roi.
Et contempler toutes ces ballerines d'hiver,
Ces perles qui naissent du froid,
Que l'on caresse du bout des doigts.
Virevolter dans les rues,
Le nez et les joues rosies,
Louves que tous craignent,
Vous me faîtes à ce sombre Hiver,
Dire « Merci » !!

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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Ven 6 Aoû - 1:50

Ma révérence gentilhomme Embarassed Bravo !

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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Ven 6 Aoû - 1:52

Mais alors, qui est-ce ?!!!!!!!!!!
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Re: calutus le conteur

Message  LeBourru le Ven 6 Aoû - 2:03

J'ai plusieurs hypothèses, correspondant à la diction, les expressions et les fautes d'orthographes utilisées par ce fameux conteur...

Nul doute qu'il est de notre connivence et mon esprit retors par divers recoupement, a bien fini par mettre le doigt sur lui, qui tente par sa malice de nous cacher son identité.

Toute la subtilité dans mon jeu consistera à vous emmener sur diverses voies toutes aussi fausses les unes que les autres pour vous donner les os à ronger nécessaires à écarter de votre grief la seule et unique personne responsable de ces contes....

Qui pourra ensuite dévoiler son identité à la joie de toutes et tous, ravis de le retrouver...

Moi, complice ?
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Ven 6 Aoû - 3:00

Je pense à Lucarius. Mais tout d'abord, est-ce un homme ou une femme ?!
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Re: calutus le conteur

Message  Peporion le Ven 6 Aoû - 3:16

Lucarius ?! opf, je dirais que c'est un homme, même si des fois...
ah non pardon, tu parle pour le conteur.... Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: calutus le conteur

Message  LeBourru le Ven 6 Aoû - 4:11

Non Lucarius est beaucoup plus lyrique dans le style.

Moi je sais qui c'est. Ya plusieurs expressions qui trahissent l'auteur, comme il est évident de noter des habitudes de langue dans mon propre verbiage.
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Re: calutus le conteur

Message  Peporion le Ven 6 Aoû - 5:38

carrement. toi tu aurais plutot marqué un truc genre :
le diable mécontent fait une clé à la vieille et lui casse un bras...
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belle joute

Message  Ducakay le Ven 6 Aoû - 6:18

qui que ce soit, j'ai plaisir a lire vos écrits, pourvu que le mystère ne soit pas levé trop tôt...
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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Ven 6 Aoû - 10:10

Mon cher sanguin je ne te dirait qu'une seule chose : merci .
Le fait de susciter votre verve m'émeut et votre indifférence aurait été pour mon coeur plus douloureux qu'une de vos estocade (si promptement menée d'ailleurs) sur le corps fébrile d'un chaton.

Mais j'ai déjà donné la réponse à ma petite enigme et seul le Sage Lucarius a su voir la vérité .

Sanguin, je ne cherche pas la joute et je ne me dit pas meilleur que toi. Mais si, par ma présence, je pousse en toi cet aspect lyrique et poétique dont nous ne doutions point, alors sache que je partirait pas de si tot car te lire est un réel plaisir et c'est avec grand Bonheur que je partagerai mon vin avec toi.

Mais pour l'heure, venez mes petits amis...

Avez vous déjà entendu l'histoire de Jean-le-fidèle ?

Approchez.... chuuuuuut... c'est un bien belle histoire

Il était une fois un vieux roi malade qui, sentant la mort approcher fit appeler son plus dévoué serviteur. Il lui dit:

''Fidèle Jean, je vais bientôt quitter cette terre, et je n'emporte qu'un seul regret: laisser derrière moi un fils trop jeune pour savoir se conduire lui-même et gouverner son royaume. Si tu ne me promets pas de lui enseigner tout ce qu'il doit savoir et de lui servir de guide, je ne saurai mourir en paix.''

Le fidèle Jean était vieux, il répondit pourtant: ''Je ne quitterai jamais le prince et je le servirai de toutes mes forces, même si je dois les épuiser à son service.

- Merci, fidèle Jean, dit le roi. Grâce à toi je mourrai en paix... Après ma mort, tu feras visiter à mon fils tout le château, depuis le sommet des tours jusqu'aux oubliettes les plus profondes; tu lui montreras où sont les trésors et les réserves, mais tu ne le laisseras pas pénétrer dans la dernière chambre de la tour du nord. Là, se trouve le portrait de la princesse du Castel d'Or. S'il le voit, de grands malheurs en découleront et mieux vaut ignorer l'existence de cette princesse que de chercher à l'approcher.''

Le fidèle Jean s'engagea à respecter les volontés du roi mourant et peu après celui-ci rendit l'âme.

Quand le temps du deuil fut écoulé, le fidèle serviteur dit à son nouveau maître:

''Il est temps pour vous de connaître votre héritage. Venez avec moi, je vais vous faire visiter le château de vos pères.''

Il conduisit le jeune roi à travers les salles et les galeries, les escaliers et les tourelles, lui fit admirer bien des tapisseries et des meubles précieux, ouvrit de nombreux coffres pleins d'or ou de monnaies rares, mais laissa bien close la porte de la tour du nord, où se trouvait le portrait de la princesse du Castel d'Or.

Ce portrait se trouvait placé de telle sorte qu'on le voyait dès qu'on entrait dans la pièce, et il était peint de si merveilleuse façon qu'on croyait voir la princesse sourire et respirer, comme si elle se tenait là, vivante.

Le jeune roi, cependant, remarqua que le fidèle Jean passait devant cette porte sans l'ouvrir et lui en demanda la raison.

''Parce que, répondit le fidèle Jean, il y a dans cette pièce quelque chose qui vous ferait peur.

''Je veux le voir'', répéta le jeune roi, cherchant à ouvrir la porte, mais Jean le retint.

''Non, dit-il, j'ai promis au roi votre père que vous ne verriez pas ce que contient cette pièce. Si vous y jetiez un seul coup d'oeil, les plus grands malheurs pourraient en résulter et pour vous et pour votre royaume.

"-Le plus grand malheur, dit le prince, serait plutôt que je ne puisse y entrer, car alors, de jour ni de nuit, je ne pourrai trouver le repos. Je ne bougerai pas d'ici tant que tu n'auras pas ouvert cette porte.'' Le fidèle Jean comprit que le jeune roi ne changerait pas d'avis; alors il prit son trousseau de clefs, en choisit une et, à regret, l'introduisit dans la serrure.

Il pénétra le premier dans la pièce, espérant avoir le temps de couvrir le tableau, mais il était déjà trop tard: le prince, entré sur ses talons, vit le portrait, son regard rencontra celui de la princesse et il tomba sur le plancher, évanoui.

''Le malheur est arrivé. Qu'allons-nous devenir, à présent?'' se dit le fidèle Jean avec angoisse.

Enfin le roi ouvrit les yeux. Ses premières paroles furent pour demander qui était cette ravissante princesse, et quand le fidèle serviteur eut répondu à sa question, il dit:

''Si toutes les feuilles de tous les arbres étaient des langues parlant nuit et jour, elles ne sauraient assez dire à quel point je l'aime. Ma vie dépend d'elle et je pars immédiatement à sa recherche. Toi, qui es mon fidèle Jean, tu m'accompagneras.''

Le fidèle serviteur essaya de raisonner son maître, mais ce fut bien inutile. Il comprit qu'il fallait lui céder et, après avoir longuement réfléchi, il mit au point un projet qui devait lui permettre d'arriver auprès de l'inaccessible princesse.

''Tout ce qui entoure le roi et sa fille est en or, dit-il enfin à son maître, et elle n'aime que ce qui est en or. Dans votre trésor il y a cinq tonnes de ce métal précieux, mettez-les à la disposition de vos orfèvres afin qu'ils les transforment en objets de toutes sortes, qu'ils les décorent d'oiseaux et de bêtes sauvages; je sais que cela lui plaira. Dès que tout sera prêt, nous embarquerons et tenterons notre chance.''

Tout fut fait comme Jean l'avait proposé.

Les orfèvres travaillèrent nuit et jour, ciselèrent des merveilles par centaines, un navire fut équipé, le fidèle Jean et le roi revêtirent des costumes de marchands, afin de n'être pas reconnus, puis les voiles furent hissées et le navire cingla vers le large, en direction du lointain point sur l'horizon où s'élevait le Castel d'Or.

Quand ils abordèrent cette île lointaine, le fidèle Jean recommanda au roi de rester à bord, tandis que lui-même chercherait à approcher la princesse. Il descendit à terre, emportant de précieuses coupes d'or, escalada une falaise et arriva près d'une rivière. Là, une jeune servante puisait de l'eau dans deux seaux d'or et, quand elle vit paraître cet étranger, elle lui demanda ce qu'il désirait.

''Je suis un marchand'', lui répondit Jean, laissant entrevoir le contenu des ballots qu'il avait apportés.

''Oh! s'écria la servante, si la fille du roi voyait ces merveilles, elle vous les achèterait certainement'', et entraînant le faux marchand, elle le conduisit au château dont de hauts remparts et d'innombrables gardiens défendaient l'accès.

Quand la princesse eut aperçu les coupes d'or, elle les prit une à une, les admira et dit: ''Je vous les achète.'' Mais le fidèle Jean répondit: ''Je ne suis que le serviteur d'un riche marchand. Ce que je vous montre ici n'est rien en comparaison de ce qu'il transporte à bord de son navire.
- Alors qu'il apporte ici toute sa cargaison, ordonna la princesse.
-Cela demanderait des jours et des jours, répondit Jean, et votre palais, si grand qu'il soit, ne l'est pas assez pour contenir tant de merveilles.''

Ces mots ne firent qu'exciter davantage la convoitise de la princesse qui demanda à Jean de la conduire jusqu'au bateau.

Il obéit avec la plus grande joie, et le roi, quand il vit paraître la princesse, reconnut que sa beauté était encore plus grande qu'il ne l'avait cru en voyant le tableau. Il la fit descendre dans les cales de son navire où, sur des brocarts tissés d'or, il avait disposé des coffres débordant de bijoux, de plats, de statuettes et de candélabres. Tout était de l'or le plus pur, et les fines ciselures brillaient au soleil ou luisaient dans les coins d'ombre, d'un insoutenable éclat.

Pendant ce temps, le fidèle Jean était resté sur le pont, auprès du timonier. Sur ses ordres, l'ancre fut levée sans bruit, les voiles hissées en silence et, seul, le léger clapotement des vagues contre la coque et la houle maintenant un peu plus forte trahirent le moment où le navire, tournant sur son erre, prit le large et alla vers d'autres cieux.

Mais la princesse était bien trop absorbée dans sa contemplation pour remarquer quoi que ce soit. Plusieurs heures s'écoulèrent avant qu'elle eût achevé de tout voir, de tout admirer, et lorsque, enfin, elle prit congé du marchand, la nuit était presque venue.

Elle remonta sur le pont, vit les matelots à la manoeuvre, les voiles gonflées par le vent et, à l'horizon, la terre comme un mince et lointain fil, maintenant hors d'atteinte.

''Ah! s'écria-t-elle, je suis trahie! Un vil marchand m'a prise au piège et m'emporte loin de mon père.
- Rassurez-vous, lui dit le roi en la prenant par la main, il est vrai que je vous ai enlevée par ruse, mais je ne suis pas un vil marchand. Mon père était un roi aussi puissant que le vôtre et je suis votre égal par la naissance. J'ai agi par ruse, mais l'amour est mon excuse: je ne pense qu'à vous depuis ce jour où j'ai découvert votre portrait, et ne saurais plus vivre sans vous.''

Quand la princesse entendit ces mots, son coeur changea, elle regarda le roi avec plus de complaisance et accepta de devenir sa femme.

Le voyage se poursuivit dans le calme et le bonheur, mais un jour où le fidèle Jean, assis sur le pont, jouait de la flûte, il vit voler trois corbeaux. Il écouta ce qu'ils disaient, car il comprenait le langage des bêtes.

Le premier croassait: ''Le roi croit avoir conquis la princesse du Castel d'Or.
- Il n'est pas au bout de ses peines, répondit le second.
- Hélas! bien des épreuves l'attendent encore'', fit le troisième.

Alors le premier reprit: ''Quand il abordera dans son royaume, un cheval couleur de feu bondira vers lui. S'il l'enfourche, ce cheval l'emportera dans les airs, et jamais plus il ne verra celle qu'il aime.
- Il y a un moyen d'éviter ce malheur, dit le second corbeau.
- Oui, reprit le premier, il y en a un. Si quelqu'un prend le pistolet qui se trouve dans les étuis de la selle et abat la bête, le jeune roi sera sauvé. Mais qui peut savoir cela? Et si quelqu'un le savait et le disait, il serait immédiatement changé en pierre depuis la plante des pieds jusqu'aux genoux.''

Alors le second corbeau reprit la parole.

''Mais ce n'est pas tout, dit-il. Même si le jeune roi échappait à ce danger, il n'aurait pas encore conquis son épouse. Quand celle-ci entrera dans son palais, elle verra une robe de mariée, si belle qu'elle ne pourra résister au désir de l'essayer. Alors, elle sera perdue, car la robe est de soufre et de poix et la consumera jusqu'à la moelle des os.
- N'y a-t-il aucun moyen de la sauver? demanda le troisième.
- Il n'en est qu'un seul. Mettre une paire de gants de cuir, lui enlever sa robe et la jeter au feu. Mais qui fera cela? Personne ne le sait, personne ne le devinera et quiconque le saurait et le dirait serait changé en pierre depuis les genoux jusqu'au coeur.''

Le fidèle Jean ne disait rien, mais il écoutait toujours, l'angoisse au coeur.

Alors le troisième corbeau parla. ''Je sais encore autre chose, dit-il. Même si la princesse n'était pas consumée par sa robe, les jeunes mariés ne seraient pas encore sauvés. Après le mariage il y aura un bal, la jeune reine s'évanouira et si personne ne lui prend trois gouttes de sang au poignet droit pour les jeter au loin, elle mourra... Mais quiconque sachant ceci le répéterait à haute voix, des pieds à la tête il serait immédiatement transformé en pierre.''

Après avoir dit cela les trois corbeaux s'envolèrent, et Jean demeura plongé dans ses tristes pensées, sachant cette fois qu'il ne pouvait sauver son maître sans lui-même perdre la vie.

Comme les corbeaux l'avaient dit, dès que le bateau eut accosté, un cheval à la robe de feu apparut sur la plage, et le roi enthousiasmé par son allure, s'apprêta à l'enfourcher. Le fidèle Jean n'eut que le temps de saisir le pistolet dans les fontes et d'abattre l'animal.

Alors les autres serviteurs, jaloux de Jean, s'écrièrent: ''Quel massacre inutile! Ce cheval aurait été le plus bel ornement des écuries royales.'' Mais le roi les fit taire. ''Il est mon fidèle Jean, dit-il, tout ce qu'il fait est bien fait.'' Les jaloux se regardèrent, déçus, mais ne purent insister.

Avec des clameurs de joie, un cortège triomphal se forma qui accompagna le jeune monarque et la princesse jusqu'à leur château.

Là, dans la première salle, étalée sur un large fauteuil, se trouvait une robe de mariée, si belle qu'elle paraissait tissée d'or et d'argent.

En la voyant, le roi voulut la prendre et l'offrir à sa fiancée, mais Jean veillait. De ses mains gantées de cuir il se saisit de la robe et la jeta dans la cheminée où brûlait un grand feu. De hautes flammes bleues s'élevèrent, répandant une odeur épouvantable, mais les serviteurs du roi, saisissant cette nouvelle occasion de nuire à Jean et de le ruiner dans l'esprit de son maître, s'écrièrent: ''Il est devenu fou. Il a brûlé la robe de la mariée!

''Laissez-le, leur dit le roi, il est mon fidèle Jean. Ce qu'il fait ne peut être que bien fait.'' Et pourtant, il commençait à s'étonner de le voir agir de façon si étrange et le priver tour à tour d'un cheval tel qu'il ne pourrait jamais en avoir dans ses écuries et d'une robe telle qu'aucun tailleur de son royaume n'aurait pu l'imiter.

Quelques jours plus tard, le mariage royal fut célébré en grande pompe. Après la cérémonie, un fastueux bal fut donné et la mariée fut la première à danser. Le fidèle Jean ne la quittait pas des yeux et commençait à croire que les corbeaux s'étaient trompés, lorsque soudain, il la vit pâlir et s'affaisser sur le sol, blanche comme morte. Tous les assistants crièrent et s'affolèrent, mais le fidèle Jean, les écartant, se précipita, releva le corps inanimé et, l'emportant dans la chambre royale, l'étendit sur le lit.

Puis saisissant son poignard, il fit jaillir trois gouttes de sang du poignet droit de la reine et les jeta au loin.

Cette fois, les serviteurs n'eurent même pas besoin de s'indigner. Le roi avait tout vu et se mit en colère. Il avait des médecins à sa cour, c'était à eux de soigner la reine, et non à ce vieux serviteur de lui ouvrir les veines avec son poignard sale et d'éparpiller au loin son sang. Peut-être même crut-il que Jean allait tuer la reine, comme il avait tué le cheval. On ne sait pas, mais sa colère fut terrible et, désignant le fidèle Jean à ses gardes: ''Qu'on le jette en prison!'' ordonna-t-il.

Peu après, la reine reprenait connaissance, mais ne put faire fléchir la colère de son époux: le fidèle Jean fut jugé le lendemain et condamné à être pendu. Il ne s'insurgea pas et dit seulement: ''Tout condamné à mort a le droit de parler. Me refuserez-vous ce droit?
- Non, dit le roi. Nous t'écoutons.
- J'ai été injustement condamné, sire, dit Jean, car je n'ai jamais cessé de vous être fidèle.'' Puis, il répéta la conversation des corbeaux, telle qu'il l'avait surprise à bord du navire, et expliqua comment, pour sauver son maître, il avait dû agir comme il l'avait fait.

''Qu'on lui rende la liberté! s'écria alors le roi. Comment ai-je pu douter de toi, ô mon fidèle Jean? Me le pardonneras-tu jamais?''

Mais a son dernier mot, Jean-le-fidèle était tombé, privé de vie, et il était devenu pierre.

Ce fut une grande douleur pour le roi comme pour la reine, et le roi ne put s'empecher de soupirer amèrement :
"voilà comment j'ai pu récompenser une si grande fidélité !"
Et il donna l'ordre que la statut de pierre fut portée dans sa chambre a coucher et mise pres de son lit.Ses yeux s'emplissaient de larmes à chaque fois qu'il la voyait.

"hélas ! disait-il, que ne puis-je te rendre la vie, ô mon Jean-le-fidèle!"

Le temps passa, et la reine avais mis au monde des garçons, deux adorables petits bouts blonds. Le plus agés des deux avait une main mysterieusement brulée.
Un jour que la reine se trouvait à l'eglise et que les deux bambins, restés avec leur père, s'amusaient avec lui, le roi considéra une fois de plus la statut de peirre avec chagrin et soupira a haute voix : "hélas ! disait-il, que ne puis-je te rendre la vie, ô mon Jean-le-fidèle!".

Et la pierre se mit a parler pour lui répondre :
"Helas, tu peux me rendre la vie si tu veux y sacrifier ce que tu as de plus cher au monde.
-je donnerai tout ce que j'ai au monde pour toi !" s'écria le roi

Alors la pierre parla de nouveau et dit :"si, de ta propre main, tu coupe la tête de tes deux enfants et me frictionne de leur sang, je me retrouverai en vie."

Quel sursaut d'horreur pour le roi, lorsqu'il entendit qu'il lui fallait tuer lui-meme ses deux enfants chéris ! Mais aussi, il pensa à sa grande fidélité, et que Jean-le-fidèle était mort pour lui.

Alors il tira son épée et trancha la tête de ses enfants. Et quand il eut frotté la pierre avec leur sang, la vit revint en elle, et Jean-le-fidèle fut là, devant lui, bien vivant et plein de santé.
Il lui dit aussitôt : "Ton dévouement ne restera pas sans récompense!"

Et il prit dans ses mains le têtes des petits, qu'il replaca sur leurs corps menus, puis il frotta la place de la blessure avec leur sang, ce qui leur rendit vie et santé, si bien qu'ils se remirent a jouer comme si de rien n'avait été.

Quelle joie immense pour le roi ! Et quand il vit la reine revenir, vite, il cacha Jean-le-fidèle et les enfants dans une grande armoire.
"As-tu prié à l'eglise ? demanda-t-il à la reine comme elle entrait.
-Oui, repondit-elle, mais je n'ai céssé de penser au fidèle Jean et à son grand malheur à cause de nous.
-Nous pouvons lui rendre la vie, ma chère femme,lui dit-il; mais ce serait au prix de celle de nos enfants, qu'il faudrait sacrifier"

La reine en fut livide et son coeur s'emplit d'epouvante.

Néanmoins elle dit :
"il a ce droit sur nous, du fait de sa fidelité."

Tout heureux de voir qu'elle pensait comme il avait pensé, le roi courut ouvrir l'armoire et fit sortir ses deux fils et Jean-le-fidèle en disant :
"Dieu soit loué ! il est délivré, et nos enfants aussi nous sont rendus ! "
Puis il raconta tout ce qu'il s'etait passé.

Alors ils vecurent ensemble et ils furent heureux jusqu'à la fin de leur vie.



voila, voila mes enfants !

belle histoire n'est-il pas ?

Je conçois que quelques personnages innocents ont dû un peu mal vivre la fin de l'histoire mais, fort heureusement, tout s'arrange pour eux au dénouement...

Sur ce , la nuit m'appelle et je doit reposé mon corps fourbu.

Je vous embrasse mes petits gagne-deniers

A demain !

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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Ven 6 Aoû - 21:38

Très jolie histoire, j'aime beaucoup ! Bon perso, je ne trancherai la tête de mes enfants pour rien au monde mais ça n'engage que moi...

J'ai mis la main sur votre identité cher conteur. Je n'en ai parlé qu'à une seule personne mais je n'en dirais pas plus. J'attends toujours que vous dévoiliez le mystère...

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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Ven 6 Aoû - 21:54

Etes vous bien sur Belle dame ?

En attendant voici une nouvelle enigme pour vous mes enfants !

Tendez l'oreille ...

Plus vous en retirez et plus je devient grand,
Mais je serais comblé si vous en rajoutez

A ce soir mes petits gagne-deniers
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Re: calutus le conteur

Message  Bella le Dim 8 Aoû - 7:34

Hum hum... La mauvaise sorcière qui dort en moi ne va pas tarder à se révéler... Je n'suis pas patiente et j'en ai marre de supposer sans être sûre Evil or Very Mad Evil or Very Mad

A vous de calmer mes ardeurs...

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Re: calutus le conteur

Message  calutus le Lun 9 Aoû - 10:25

héhéhé !

bonsoir mes petits gagne deniers !

Comme promis et comme il n'est jamais trop tard pour un conte, je vais vous narrer une petite histoire qui m'est passé par les oreilles

Approchez...

Plus près voyons ! je ne vais pas vous manger...

Alors voila ...

Il était une fois un roi qui avait deux fils. Il transmit son royaume de son vivant à l'aîné et envoya le cadet à l'école afin qu'il étudie les sciences, car autrement, il ne faisait rien de bon. L'aîné vécut en paix auprès de son père, mais le second fit mauvais usage de l'argent qu'il avait reçu pour faire ses études. Cela ne put rester longtemps secret. Un jour, un des amis de son père, passa près de l'école où le garçon vivait et apprit qu'il passait moins de temps à l'étude qu'à s'amuser. II retourna donc chez le roi pour lui conter ce qu'il savait.

Le souverain fit appeler le jeune homme et lui demanda pourquoi il n'avait pas de goût pour l’étude. Il lui répondit qu'apprendre ne lui plaisait guère, car il était fils de roi. le souverain lui dit alors :
" -Je crois que tu vois ton frère heureux à mes côtés et que tu voudrais bien la même chose. Mais cela ne se peut pas. Sache qu'après ma mort, il aura de quoi vivre puisque je lui ai déjà transmis mon royaume. Mais toi, si je t'ai envoyé à l'école, c'est pour que tu te prennes en charge après ma disparition ".

Mais autant parler à un sourd! Le jeune prince persista à vouloir abandonner les sciences et demanda à vivre avec son frère dans la demeure paternelle, sans rien faire. Le roi ordonna donc qu'on l’installât à table avec les serviteurs. Cela ne plut pas au garçon lui pria alors ses amis d'intervenir en sa faveur auprès de son père pour qu'il l'envoyât à nouveau à l'école. Le roi accéda à sa demande, mais il ne fut pas aussi généreux que la première fois. Il l'emmena un jour dans la salle du trésor et, lui donnant les clés, déclara :

"-Ouvre le coffre que tu veux et prends ce que tu y trouveras ".

Le fils en ouvrit un où il n'y avait que vingt pièces d'or.

Et le roi affirma :
-"C'est tout ce que tu recevras de moi ".

Mais son regard tomba par hasard sur un sou gisant à terre. Il le donna aussi à son fils en ajoutant : « prends également ce sou. Ainsi, tu posséderas vingt pièces d'or et un petit sou ». Le prince prit l'argent et retourna à l'école.

En chemin, il rencontra un homme qui portait un panier sur son dos. Il lui demanda ce qu'il contenait. L'homme répondit:

"- C'est un étrange poisson. II a une tête d'or, un corps en argent et une queue verte ".

Le jeune homme voulut le voir et demanda combien il coûtait. L'homme en réclama vingt pièces d'or. Le garçon lui donna l'argent, et il ne lui resta plus que le petit sou. Tandis que l'homme comptait l'argent, le garçon remit le poisson dans le panier.
Mais l'homme protesta :

"- Je t'ai vendu le poisson, mais pas le panier. Si tu le veux, donne-moi encore un sou, c'est son prix ".

Que pouvait faire le prince? Il ne pouvait transporter son poisson sans panier! Aussi donna-t-il son sou à l'homme et se retrouva-t-il sans argent. Prenant le panier contenant le poisson sur son dos, il poursuivit sa route. Un instant plus tard, il aperçut non loin de là un beau château. II questionna un homme qui passait justement par là, pour savoir à qui ce château appartenait.
L'homme répondit :
"- A un seigneur si noble et si généreux qu'il récompense largement quiconque lui rend le moindre petit service "

Le jeune homme se rendit donc au château. Quand il y arriva, il dit au gardien qu'il aimerait s'entretenir avec le seigneur. Le gardien lui demanda ce qu'il voulait et il répondit qu'il apportait un cadeau pour son maître. Le gardien répliqua :
"-Il est d'usage dans cet endroit que je regarde tous les cadeaux qui sont offerts au maître avant qu'il ne les reçoive "
Le jeune homme lui montra donc le poisson et le gardien dit :
"- Sa tête est pour moi. C'est la coutume ici que je reçoive la tête de tous les animaux et de tous les poissons que l'on offre au seigneur."

Cette requête ne plut pas au garçon.

Il pensa que sans tête, son présent aurait moins d'allure, et il supplia le gardien :
"-Sois gentil, laisse-moi entrer et je te donnerai la moitié de la récompense que j'aurai reçue "
Le garde fut satisfait de la proposition et laissa entrer le garçon.

Celui-ci se dirigea vers la grande salle du château, mais devant elle se tenait un portier qui annonça qu'il avait un droit sur le corps du poisson en vertu d'une coutume de cet endroit. Le garçon lui dit :
"-Si tu es aussi aimable avec moi que l'a été le gardien à qui j'ai promis la moitié de ma récompense, je te donnerai la moitié de ma moitié à moi ".
Le portier le prit au mot et le laissa entrer.

Mais ce n'était pas le dernier des obstacles. Sur le seuil de la salle se tenait un valet qui prétendit aussi, en vertu d'une coutume du lieu, avoir un droit sur la queue du poisson. Le jeune homme ne put donc faire autrement que de tenter de l'adoucir aussi par son discours :
" J'ai déjà promis la moitié de ma récompense au gardien, et la moitié de ma moitié au portier. Laisse-moi passer et je te donnerai ce qui me revient ".
Comme les deux premières fois, la résistance de l'homme céda devant cette promesse et le jeune garçon put enfin pénétrer dans la salle.

Il se présenta au seigneur et lui offrit son cadeau. Le maître le remercia et lui dit :
"-Ton présent est beau, en vérité. En récompense, tu peux me demander ce que tu veux. Si ton souhait me paraît sage, je te donnerai en plus ma fille et mes terres ".
Les serviteurs entendirent cette proposition et ils se mirent alors â vouloir conseiller le jeune homme : l'un l'influença pour qu'il demandât le château, l'autre de l'or et de l'argent et le dernier des bijoux précieux. Le jeune homme les écouta puis il déclara :
"- Tes gens me conseillent de réclamer ton château, ton or, ton argent, et tes bijoux. Mais moi, je ne veux rien de tout cela. Si tu me donnais quoi que ce soit, je devrais en abandonner la moitié au gardien, la moitié de la moitié au portier et le reste au valet. Aussi, je te demande, Seigneur, de me donner douze gifles, et qu'elles soient bien fortes. Six pour le gardien, trois pour le portier et trois encore pour le valet ".

A ces mots, le seigneur rit de bon cœur. La manière dont s'y était pris le garçon lui plut et il lui offrit sa fille en mariage avec toutes ses terres en dot.

héhéhé !

Alors ?
Qu'en pensez vous ?

Qui veut une bonne paire de gifle ?
Malin, ce ptit gars !

Sur ce je m'enfuis pour retrouver une petite paillasse avec un peu de tisane qui m'attendent dans une confortable étable avec pour compagnons un âne et une bien gentille vache (mince je suis découvert ! je suis le petit jésus !)

Je vous embrasse mes petits !
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